Exposition
Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique présentent une grande exposition sur l’origine de l’Art Nouveau.
Du 17 mars au 23 juillet 2006, Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique présentent une exposition novatrice sur l’origine de l’Art Nouveau en France, vue sous l’optique de Siegfried Bing (1838-1905), marchand d’art et collectionneur d’origine allemande, naturalisé français en 1876. L’enseigne de sa galerie parisienne,
L’Art Nouveau, fondée en 1895 devint le nom du courant artistique émergeant autour de 1900, également dénommé le Jugendstil.
Lors de l’Exposition Universelle de 1900, Bing parachèvera sa reconnaissance internationale en proposant des pièces entièrement meublées et décorées. Ses efforts pour composer un style Art nouveau harmonieux, une gesamtkunstwerk, atteindront ainsi leur apogée lors de la création du pavillon L’Art Nouveau Bing de l’Exposition Universelle de Paris.
L’Art Nouveau, La Maison Bing, raconte l’histoire de l’Art Nouveau avec la galerie de Bing comme fil rouge. Plus de 300 objets et œuvres d’art négociés ou exposés par Bing y sont rassemblés : Verreries de Tiffany, tableaux et statues de Rodin, Claudel et Vuillard, meubles, céramiques et bijoux de Van de Velde, Colonna, De Feure et Gaillard. C’est la première fois qu’une exposition d’une telle ampleur est consacrée à ce thème.
Bing débuta comme collectionneur d’art chinois et japonais, il joua un rôle important dans la promotion de l’art asiatique et exerça un ascendant sur beaucoup d’artistes. L’art japonais va dès lors jouer un rôle essentiel dans l’émergence de ce nouveau courant. Commerçant passionné, Bing est également un commanditaire et un précurseur qui vise à réunir l’art de l’Occident et l’art de l’Orient, incitant artistes et concepteurs à emprunter de nouvelles voies. Il réussira ainsi à combler le fossé entre les Beaux-Arts jugés «supérieurs» et les arts appliqués.
D’emblée, la scénographie s’attache à rappeler que l’œuvre de Bing était une entreprise commerciale dont la vitalité s’est attachée à défendre les arts contemporains. D’immenses photographies des façades et de l’intérieur des différents espaces occupés par la Maison Bing recréent l’atmosphère qui régnait dans ce «grand magasin» des arts. On a véritablement l’impression de pénétrer chez Bing, de comprendre son esthétique décorative.
Cette exposition itinérante, qui arrive à Bruxelles après avoir enchanté Amsterdam et Barcelone, a mobilisé le conservateur responsable des expositions au Musée Van Gogh, Edwin Becker, pendant plusieurs années et résulte des recherches du Professeur Gabriel P. Weisberg (Univesity of Minneapolis) et de son épouse Yvonne Weisberg qui se consacrent à Bing depuis plus de trente ans. Un catalogue de 300 pages, richement illustré et disponibles en 3 langues, est édité à l’occasion de l’exposition.