Activités
• Visites guidées
Visites guidées
A l’occasion de l’exposition "L’ART NOUVEAU. LA MAISON BING" le Service Educatif et Culturel propose
Mars – Juillet 2006
MEUNIER & BING
DU 17 MARS AU 23 JUILLET 2006
Dans la salle de dessins au Musée d’Art ancien
Sculptures et dessins de Constantin Meunier, lettres, catalogues, revues, photos et autres archives éclairent la collaboration entre l’artiste belge et Siegfried Bing. Cette exposition documentaire est un très beau complément à la présentation de
L’Art Nouveau : la Maison Bing.
Accès :
3, Place Royale (entrée Gresham) - 1000 Bruxelles
de 10h à 17h
Fermé le lundi
Droit d’entrée :
Le billet d’accès aux collections permanentes ou à L’Art Nouveau. La Maison Bing est valable pour l’exposition
Avril 2006
UN PRINTEMPS BELLE ÉPOQUE
Visites commentées dans la collection du XIXe siècle,
à l’occasion de son réaccrochage et des expositions
L’Art Nouveau. La Maison Bing
et
Théo Van Rysselberghe
(Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 10/02-21/05)
Ces visites sont programmées à deux reprises :
le mardi matin, à 10h
et
le mardi après-midi à 14h
18 avril :
Van Rysselberghe et son temps, par Rosemarie Michel
Aux côtés de quatre chefs-d’œuvre de l’artiste (1862-1926), retrouvons ses confrères qui exposèrent avec lui aux
XX
et à
La Libre Esthétique
: Vogels, Ensor, Khnopff, Claus, Laermans.
25 avril :
En marge : Meunier et Bing, par Murielle Alpen
Une riche collaboration unit le grand sculpteur Constantin Meunier (1831-1905) à Siegfried Bing (1838-1905). Par un choix dans les collections du Musée que complètent lettres et autres documents sont illustrées les importantes expositions que le marchand et promoteur de l’Art Nouveau consacra à l’artiste, en 1886 à Paris et 1889 à Londres.
Pour votre confort, des petits sièges sont à votre disposition au vestiaire.
Participation :
5 € / 3,5 € (Amis, seniors, étudiants, chômeurs)
Renseignements et réservations :
Nombre de participants limité.
Réservation indispensable
Service éducatif et culturel tél. 02/508.33.50
Rendez-vous :
Billetterie du Musée :
3, Place Royale – 1000 Bruxelles
Juillet 2006
L’ATELIER DES JEUNES
Pour les enfants et les jeunes de 5 à 14 ans
Le stage est également ouvert aux enfants sourds et mal entendants qui seront pris en charge en langue des signes par une guide-animateur sourd.
4 après-midi au Musée
du mardi 11 juillet au vendredi 14 juillet de 14h à 16h
LES TRESORS DE MONSIEUR BING
Au magasin
L’Art Nouveau
de Monsieur Bing, nous chinerons en déambulant parmi les peintures, les soieries venues d’Orient, les estampes et vases exotiques et une foule d’objets curieux…
Inspirés, nous créerons dans l’atelier notre objet ou notre décor.
Participation :
Stage :
40 € (35 € à partir du 2ème enfant d’une même famille, 24 € pour les enfants sourds) (entrée à l’exposition comprise)
Par séance :
8 € (5 € à partir du 2ème enfant d’une même famille, 3,5 € pour les enfants sourds) + 2,5 € d’entrée à l’exposition
Renseignements et réservations :
Service éducatif et culturel
Tél. : 02/508.33.50
Rendez-vous :
Billetterie du Musée
3, Place Royale – 1000 Bruxelles
Avril – mai – juin 2006
L’ART NOUVEAU. LA MAISON BING
VISITES-EXPO
Visites commentées de l’exposition
mardi 21 mars
à 14h, avec Maryse Vigneron
dimanche 26 mars
à 10h30, avec Annie Grenez
mardi 28 mars
à 14h, avec Emmanuel De Konninck
Les après-midi à 14h30
samedi 22 avril, avec Isabelle Coppens
dimanche 14 mai, avec Christine Ayoub
samedi 27 mai, avec Emmanuel De Konninck
dimanche 28 mai, avec Maryse Vigneron
samedi 24 juin, avec Emmanuel De Konninck
Participation :
5 € / 3,5 € (Amis des Musées, seniors, jeunes, chômeurs) + 6,5 € d’entrée à l’exposition (entrée gratuite pour les Amis des Musées)
Renseignements et réservations :
Nombre de participants limité.
Réservation indispensable
Service éducatif et culturel
Tél. : 02/508.33.50
Rendez-vous :
Billetterie du Musée
3, Place Royale – 1000 Bruxelles
Avril – mai – juin 2006
L’ART NOUVEAU. LA MAISON BING
EN LANGUE DES SIGNES
Visites commentées de l’exposition, en langue des signes, sous la conduite de
guides-conférenciers sourds
Les après-midi à 14h30
samedi 8 avril, avec Trini Gaïnza
samedi 22 avril, avec Nicole le Maire
dimanche 14 mai, avec Nicole le Maire
samedi 27 mai, avec Luc Naessens
dimanche 28 mai, avec Trini Gaïnza
samedi 24 juin, avec Luc Naessens
Participation : 6 €
(visite guidée : 3,5 € + entrée expo : 2,5 €)
Réservation :
Tél : 02.508.33.50
Fax : 02.508.32.32
Rendez-vous :
Billetterie du Musée
3, Place Royale, 1000 Bruxelles
11-12 mai 2006
Siegfried Bing et la Belgique
L’Art Nouveau au tournant du siècle à travers le prisme des réseaux, des institutions et des marchands (1895-1905)
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Grand auditorium
Place royale, 3
1000 Bruxelles
L’Exposition
L’Art Nouveau. La Maison Bing, qui se tient aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique du 17 mars au 23 juillet 2006, invite à découvrir une figure majeure de ce mouvement: le collectionneur et marchand d’art Siegfried Bing. Sa galerie parisienne L’Art Nouveau, fondée en 1895, contribue pleinement au rayonnement du mouvement de la fin de siècle. Les cimaises de la célèbre galerie assumaient alors un rôle important pour la promotion et la diffusion des nouveautés artistiques européennes et l’esprit éclairé du propriétaire a été non seulement la source d’une stimulation pour les artistes de l’époque (Van Gogh achète chez lui des estampes japonaises…) mais aussi la source de collaborations entre les acteurs des divers foyers Art Nouveau. Si la dimension pluridisciplinaire et internationale de la galerie Bing est mise en lumière par l’exposition, le public peut également admirer nombre des joyaux de l’Art Nouveau y ayant transité, notamment des chefs-d’œuvre belges. Prenant appui sur les thématiques abordées dans l’exposition, le colloque vise à donner un éclairage sur la situation proprement belge du développement de l’Art Nouveau, particulièrement des arts décoratifs, à la fin du XIXe siècle: les lieux de diffusion et de promotion de l’avant-garde en Belgique (les cercles et les revues comme les
XX,
La Libre Esthétique,
L’Art Moderne…), les liens de collaboration entre Bing et des Belges (Henry van de Velde, Constantin Meunier, le Cercle Artistique et Littéraire), le phénomène des Maisons d’art (comme la Maison d’art de l’Avenue de la Toison d’Or), le commerce des objets décoratifs Art Nouveau, le japonisme en Belgique, les développements institutionnels officiels autour de l’Art Nouveau. L’ensemble des problématiques sous-jacentes à l’évocation de Bing et de sa galerie trouve un équivalent en Belgique. Le colloque permettra, à partir de l’exposition, d’ouvrir une perspective inédite, grâce entre autres à l’intervention de chercheurs belges et internationaux.
Dans le cadre du colloque, l’exposition
L’Art Nouveau. La Maison Bing
est exceptionnellement ouverte le jeudi 11 mai de 10 à 21 heures
Renseignements et inscriptions
Virginie Devillez
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Rue du Musée 9
1000 Bruxelles
Tél. : 02 508 33 91
Fax : 02 508 32 32
Droits d’inscription
Individuels: 10€
Seniors, étudiants: 7,5€
Handicapés et accompagnateurs, chômeurs, enseignants: 3,5€
Amis des MRBAB: gratuit
Le montant de l’inscription peut être payé le jour même du colloque ou à l’avance sur le compte 310 037580 14 avec la communication “Colloque Bing”. L’inscription au colloque donne droit à l’entrée gratuite de l’exposition
L’Art Nouveau. La Maison Bing
lors de la nocturne du jeudi 11 mai, de 17 à 21 heures. L’inscription comprend également les pauses-café qui sont gracieusement offertes par les organisateurs du colloque, mais n’inclut pas le buffet du jeudi 11 mai, de 13 à 14 heures 30. Toute personne désireuse d’y participer en compagnie des conférenciers est priée de confirmer sa présence au lunch avant le 9 mai et de payer la somme de 15€, soit sur place, soit au préalable, sur le compte 310 0375803 14, avec la communication “Colloque Bing Buffet”.
Ce colloque est organisé avec le soutien du FNRS — Fonds national de la Recherche scientifique.
Comité scientifique
Werner ADRIAENSSENS, Responsable des collections d’Arts décoratifs du XXe siècle aux Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles, maître de conférence à la Vrije Universiteit Brussel
Edwin BECKER, Directeur du département exposition au Musée Van Gogh, Amsterdam
Michel DRAGUET, Docteur–agrégé en Histoire de l’Art, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, professeur à l’Université libre de Bruxelles
Serge JAUMAIN, Docteur en Histoire, professeur à l’Université libre de Bruxelles
Claire LEBLANC, Docteur en Histoire de l’Art, collaborateur scientifique aux Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Claire VANDAMME, Docteur en Histoire de l’Art, professeur ordinaire à l’Université de Gand
Yvette VANDEN BEMDEN, Docteur en Histoire de l’Art, professeur aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur
Déroulement du colloque
11 mai 2006
9.00-9.15: accueil/ontvangst
9.15-9.45:
Claire LEBLANC, collaborateur scientifique Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Vers l’Art Nouveau. Les arts décoratifs en mutation au XIXe siècle en Belgique
9.45-10.15:
Françoise AUBRY, conservatrice du Musée Horta à Saint-Gilles, Bruxelles
L'Art Nouveau ou comment placer l'art au cœur de la vie quotidienne
10.15-10.45:
Edwin BECKER, Hoofd Tentoonstellingen, Van Gogh Museum, Amsterdam
Eenvoudige schoonheid versus excentrieke versierlust: De receptie van de Belgische Art Nouveau in Frankrijk en Nederland
10.15-11.15: questions/vragen
11.15-11.30: pause/pauze
11.30-12.00:
Michel DRAGUET, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
Les personnalités et les lieux de l’avant-garde décorative en Belgique (Les XX, La Libre Esthétique…)
12.00-12.30:
Jane BLOCK, professeur University of Illinois, Urbana-Champaign, USA
La Maison d'art: une expérience d'Edmond Picard entre commerce et esthétique
12.30-13.00: questions/vragen
13.00-14.30: buffet
14.30-15.00:
Gabriel P. WEISBERG, professor of Art History, University of Minnesota, Minneapolis, USA
Siegfried Bing, Belgium and the Vision of La Maison Moderne in the 1890s
15.00-15.30:
Serge JAUMAIN, professeur d’Histoire à l’Université libre de Bruxelles
Les grands magasins: Art Nouveau et nouvel art de vente
15.30-16.00: questions/vragen
16.00-16.15: pause/pauze
16.15-16.45:
Ingrid GODDEERIS, wetenschappelijk attaché bij de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel
De Belgische kunsthandelaar Léon Gauchez (1825-1907), een tijdgenoot van Siegfried Bing
16.45-17.15:
Werner ADRIAENSSENS, conservator van de afdeling Decoratieve Kunsten, Kunstnijverheden en Grafische Kunsten van de 20ste eeuw, Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis, Brussel
“Het comité voor Moderne Kunstnijverheden”. De oorsprong en vorming van een officiële art-nouveaucollectie in België
17.15-17.45: questions/vragen
18.00: visite de l’exposition/bezoek aan de tentoonstelling
12 mai 2006
9.00-9.15: accueil/ontvangst
9.15-9.45:
Francisca VANDEPITTE, conservator Moderne Beeldhouwkunst en Constantin Meuniermuseum, Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel
Constantin Meunier & Bing: tussen realisme en art nouveau
9.45-10.15:
Dominique MARECHAL, conservateur Peinture XIXe siècle, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
Frank Brangwyn et l’Art Nouveau
10.15-10.45:
Lieven DAENENS, directeur van het Design Museum Gent
Henry van de Velde en Parijs: succes en teleurstelling
10.15-11.15: questions/vragen
11.15-11.30: pause/pauze
11.30-12.00:
Elisabeth CESCUTTI, étudiante en Histoire de l’Art, Université libre de Bruxelles
Bing, organisateur de l’exposition de peinture et d’estampe japonaise au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1889
12.00-12.30:
Chantal KOZYREFF, conservateur des Musées d’Extrême-Orient, Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Bing et les Musées royaux des Arts décoratifs et industriels, Bruxelles
12.30-13.00: questions/vragen — conclusion/conclusie
Résumé des interventions
Claire LEBLANC, collaborateur scientifique Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Vers l’Art Nouveau. Les arts décoratifs en mutation au XIXe siècle en Belgique
Si les arts décoratifs connaissent un incontestable essor à la fin du XIXe siècle et au début du XXe – signifié notamment par leur épanouissement stylistique, leur changement de statut parmi les arts et celui de leurs missions au sein de la société – la communication insistera sur les étapes fondatrices de ce moment exceptionnel de l’évolution décorative. En effet, cette situation d’épanouissement ne consiste pas en un moment « miraculeux » de la création et, au-delà des sources attestées (le courant néo-gothique, le mouvement des Arts & Crafts…), un large mouvement de réforme des arts décoratifs – amorcé aux premières heures du XIXe siècle – se déploie en Belgique et nourrit directement l’apparition du mouvement Art Nouveau. Le rayonnement du secteur décoratif à la fin de siècle repose sur une réforme approfondie et progressive de son statut, de ses structures et de ses missions. La communication mettra en lumière les acteurs principaux, les épisodes importants, les orientations et les enjeux fondamentaux de ce mouvement méconnu.
Françoise AUBRY, conservatrice du Musée Horta à Saint-Gilles, Bruxelles
L'Art nouveau ou comment placer l'art au cœur de la vie quotidienne
Créer une œuvre suffisamment personnelle et vivante pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y apposer une signature pour que le passant l'identifie (Victor Horta), concevoir un foyer pour les siens selon sa volonté et selon son cœur (Henry van de Velde), populariser le sens esthétique et mettre en œuvre rationnelle tous les matériaux et produits de l'industrie moderne (Gustave Serrurier-Bovy), faire travailler l'imagination créatrice des artistes en dehors de toute copie, penser aux nouveaux matériaux (Paul Hankar). Les quelques principes énoncés par les créateurs majeurs de l'Art Nouveau belge révèlent les aspirations d'un mouvement qui voulut offrir à la nouvelle bourgeoisie un cadre de vie artistique et moderne, une démarche accompagnée par une réflexion sur l'unité de l'art, la conversion de l'artiste en artisan et les modes de production et de diffusion des objets. Mais pendant que se déroulait le débat d'idées, Horta, Hankar ou Wolfers pouvaient exiger l'excellence de tous ceux qui travaillaient pour eux : ferronniers, tailleurs de pierre, verriers... Ces créateurs renient l'imitation des styles et trouvent encore une main d'œuvre au métier sûr qui s'adapte au nouveau style. On pourrait peut-être résumer l'Art Nouveau belge en montrant la quête du cachet artistique chez l'architecte et la pratique du métier d'art par les peintres ou sculpteurs.
Edwin BECKER, Hoofd Tentoonstellingen, Van Gogh Museum, Amsterdam
Eenvoudige schoonheid versus excentrieke versierlust: De receptie van de Belgische Art Nouveau in Frankrijk en Nederland
Toen Siegfried Bing op 26 december 1895 in Parijs de deuren van zijn vernieuwde galerie L’Art Nouveau opende voor het publiek, was de belangstelling voor diens aanpak bijzonder groot. Opvallend veel Belgische kunstenaars waren in de galerie vertegenwoordigd: onder meer Fernand Khnopff, Théo van Rysselberghe en Constantin Meunier. Vooral de meubilering van Henry van de Velde of de grafische ontwerpen van Georges Lemmen, gekenmerkt door een gracieuze, maar sobere stijl, trokken de aandacht.
Toch bleek niet iedereen onder de indruk van het Belgische talent. Onmiddellijk na de opening van de galerie barstte de pers los met kritieken die er niet om logen: de Franse criticus Arsène Alexandre schreef bijvoorbeeld spottend over die ‘gewiekste Belgen, die geen gevoel hebben voor lijnen’. In de Nederlandse Arts & Crafts winkel in Den Haag (1898-1904) werd in navolging van Bing’s galerie ook veel werk van Belgische kunstenaars, zoals Van de Velde, getoond. Maar net als in Parijs was ook hier de kritiek soms niet mals. Zo sprak bijvoorbeeld Jac. van den Bosch, mede-oprichter van de Amsterdamse firma ’t Binnenhuis in 1900, van excentrieke, individualistische versierlust en het najagen van effecten. Enerzijds werd de Belgische Art Nouveau dus lovend bestempeld als eenvoudig en sober, anderzijds als curieus, met een wel heel merkwaardige belijning, of als té overdadig gedecoreerd. In beide buurlanden, zowel Frankrijk als Nederland, speelden ook nationalistische motieven in die beoordeling een rol.
Michel DRAGUET, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
Les personnalités et les lieux de l’avant-garde décorative en Belgique (Les XX, La Libre Esthétique…)
Jane BLOCK, professeur University of Illinois, Urbana-Champaign, USA
La Maison d'art: une expérience d'Edmond Picard entre commerce et esthétique
La Maison d’art est considérée comme le précurseur et la source d’inspiration de l’Art nouveau, la galerie d’art parisienne de Siegfried Bing. Fondée par l’avocat et mécène Edmond Picard dans son somptueux hôtel du 56 avenue de la Toison d’Or à Bruxelles, la Maison d’art dura de décembre 1894 à juillet 1900. Picard, qui accordait une importance particulière au renouvellement de tous les aspects de la vie quotidienne et des arts, fit de la Maison d’art le vecteur de ce changement en y organisant un ambitieux programme d’expositions, de conférences, de concerts et de pièces de théâtre. Cette communication retrace l’aventure esthétique et commerciale d’Edmond Picard, analyse le contenu et les objectifs d’intentions parfois contradictoires et replace la Maison d’art dans son contexte culturel.
Gabriel P. WEISBERG, professor of Art History, University of Minnesota, Minneapolis, USA
Siegfried Bing, Belgium and the Vision of La Maison Moderne in the 1890s
When Julius Meier Graefe used the poster by Maurice Biais in 1900 for the promotion of his shop La Maison Moderne (in Paris) he reinforced several themes that were in place since the mid 1890s when he and Siegfried Bing had met with Henry van de Velde near Brussels. The importance of a shop to promote objects for the home was essential; and the shop had to convey the new design for the era. More importantly, by having a woman examine the objects inside La Maison Moderne, and to use the performer/actress Jane Avril (Maurice Biais' girlfriend) stressed the role of the new client, the new woman, in fostering an aesthetic of appreciation for redesigning the home interior. This symbolic image did, however, build on earlie themes.
These issues were becoming apparent when Siegfried Bing and his new colleague, Julius Meier-Graefe, traveled to meet with Henry van de Velde near Brussels in the mid 1890s. This historic meeting was to change their directions while reinforcing their growing vision of the importance of the applied arts. With Henry van de Velde both men gained an added perspective on the ways in which the applied arts were valued; van de Velde instilled in both of them that this was the direction for new art to take. Since the building of his own house, Blaumenwerf, was underway, both men, along with the designer, had the rare opportunity to see how the new ideas were actually being put into practice in a building and throughout the creation of modern room interiors. Recognizing that this meeting between these principal figures of the design reform movement has always remained clouded in mystery — especially since there no accurate document exists as to what was discussed — it is only by reconstructing what occurred afterwards that issues can be clarified and the paths taken by all three men understood. Following the meeting with van de Velde, Bing, as we know, set out to work carefully with designers, from Belgium and elsewhere; for his first Salon in 1895, he commissioned Van de Velde to do modern room interiors that were to serve as models, models for others. From this meeting was born the concept of the "maison moderne" that eventually became the name of Meier-Graefe's shop in Paris, and the underlying theme advocated by all as they enlisted workmen and firms to help them create the furnishings and interiors that appealed to the new buyers of the era, both young and old, who were being sought by all three as purveyors of a new aesthetic. In effect, what is symbolized by the Biais poster, and by Biais' work for Meier-Graefe, among others, was the recognition that the modern interior was the site of contestation where design issues were to be tested, examined, and if they did not work, eliminated. As Jane Avril signified in the poster many examined the art works in order to see how modern design could update home environments both before and after 1900.
Serge JAUMAIN, professeur d’Histoire à l’Université libre de Bruxelles
Les grands magasins: Art Nouveau et nouvel art de vente
L’objectif de cette présentation est tout d’abord de montrer qu’au-delà de ses éléments esthétiques, l’Art Nouveau joua un rôle fondamental dans la transformation des techniques de vente des grands magasins européens et belges en particulier. Au début du XXe siècle, il participa à une nouvelle conception du « shopping » que les dirigeants de ces grandes entreprises cherchaient à imposer comme une activité sociale voire une expérience culturelle originale, délassante et distrayante dépassant les aspects strictement commerciaux.
L’ensemble du processus de vente avait été repensé et le cadre dans lequel étaient présentés les articles devait désormais jouer un rôle fondamental. Le grand magasin cherchait à convaincre sa clientèle qu’il présentait des produits à la pointe de la modernité. Dans cette perspective, il lui était indispensable de choisir l’environnement le plus moderne, qui frapperait l’imagination des consommateurs.
Ce n’est donc pas un hasard si, à l’aube de ce nouveau siècle, des magasins bruxellois comme l’Innovation puis le Grand Bazar du Boulevard Anspach font appel aux talents de Victor Horta pour repenser leur structure. L’architecte bruxellois intègre immédiatement les nouvelles nécessités de la vente, comme en témoignent bien ses mémoires.
Pour les architectes comme pour les patrons des grands magasins, l’Art Nouveau devient donc un nouvel art de vente. Le lien entre les deux est si fort qu’il permet à ces grands ensembles commerciaux de s’imposer comme des éléments-clefs dans le processus de diffusion de ce courant artistique. En effet, à côté des cercles et autres revues destinées à une petite élite, on aurait tort de négliger l’impact de ces vastes espaces publics, voués à la distribution : ils furent, à leur manière, d’exceptionnels lieux de promotion de l’Art Nouveau auprès du grand public.
Des magasins comme l’Innovation, symboles de ce nouveau courant artistique et, par nature, très largement ouvert à la population, permirent à leur clientèle d’entrer directement en contact avec l’Art Nouveau, voire de se l’approprier. Nous montrerons qu’il convient donc de réévaluer le rôle culturel des grands magasins. Souvent, ils furent bien plus que de simples lieux de commerce, participant directement au rayonnement du travail d’un certain nombre d’architectes et des nouvelles tendances artistiques qu’ils représentaient.
Ingrid GODDEERIS, wetenschappelijk attaché bij de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel
De Belgische kunsthandelaar Léon Gauchez (1825-1907), een tijdgenoot van Siegfried Bing
Léon Gauchez is een veelzijdig kunsthandelaar die een belangrijke rol speelt in de internationale kunsthandel gedurende de tweede helft van de 19de eeuw. Als letterkundige, kunstcriticus, expert, verzamelaar en mecenas gebruikt hij verschillende pseudoniemen waarvan de bekendste Paul Leroi en Léon Mancino zijn. Hij reist naar Amerika en Engeland en bouwt een netwerk van relaties op over de hele wereld. Te Parijs geeft hij zijn eigen kunsttijdschrift L’Art (1875-1907) uit. Ook de decoratieve kunsten liggen hem nauw aan het hart en hij is een voorstander van de oprichting van musea voor sierkunsten naar het voorbeeld van het South Kensington te Londen. Over zijn persoonlijkheid is weinig bekend maar net zoals zijn tijdgenoot Bing is hij een mysterieuse en fascinerende figuur die niet onbesproken mag blijven.
Werner ADRIAENSSENS, conservator van de afdeling Decoratieve Kunsten, kunstnijverheden en Grafische Kunsten van de 20ste eeuw, Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis, Brussel
“Het comité voor Moderne Kunstnijverheden”. De oorsprong en vorming van een officiële art-nouveaucollectie in België
De Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis bewaren belangrijke collecties decoratieve kunsten uit het begin van de 20ste eeuw. Deze collectievorming is historisch gegroeid. Bij Koninklijk Besluit van 1891 werd in de schoot van de Musées Royaux des arts décoratifs het Comité des industries d’art moderne opgericht. Haar belangrijkste taak was op termijn een collectie moderne decoratieve werken samen te stellen. Vanaf 1894 werden de commissievergaderingen georganiseerd in het Musée Moderne waar de salons van La Libre Esthétique en Pour l’Art werden georganiseerd. Deze tentoonstellingen waren bepalend voor het aankoopbeleid en sommige van de absolute meesterwerken van de art nouveau zoals de kandelaars van Henry van de Velde werden daar verworven.
Francisca VANDEPITTE, conservator Moderne Beeldhouwkunst en Constantin Meuniermuseum, Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België, Brussel
Constantin Meunier & Bing: tussen realisme en art nouveau
Deze bijdrage, die aansluit bij de dossiertentoonstelling Meunier & Bing, wenst een apart licht te werpen op de samenwerking tussen de generatiegenoten Constantin Meunier (1831-1905), realistisch beeldhouwer van het arbeidersleven uit Brussel en Siegfried Bing (1838-1905), kunsthandelaar en promotor van de Art nouveau in Parijs. Meuniers eerste solotentoonstelling bij Bing (Parijs, 1896) en zijn tweede expo, met o.a. ook werk van Tiffany in de Grafton Galleries (Londen, 1899) worden aan een grondige vergelijkende analyse onderworpen. Deze bijdrage beoogt de weinig evidente samenwerking te verduidelijken en in een ruimer artistiek en cultureel kader plaatsen. Hiertoe wordt ook gepeild naar de betekenis van Picards Maison d’Art en de rol van de progressieve kringen in Brussel.
Dominique MARECHAL, conservateur Peinture XIXe siècle, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
Frank Brangwyn et l’Art Nouveau
Frank Brangwyn (Bruges 1867 – Ditchling 1956), artiste britannique né en Belgique, est surtout connu comme peintre et aquafortiste, beaucoup moins comme designer et architecte. Ceci est étonnant, vu sa collaboration étroite aux projets de Siegfried Bing pour les « Galeries de l’Art Nouveau ». Pour la façade, il a non seulement réalisé les peintures décoratives qui entouraient l’entrée de part et d’autre, mais aussi des frises multicolores ainsi que des motifs très modernes, posés librement au pochoir. Ce sont précisément ces grands carrés et rectangles, aux ornements abstraits, qui ont inspiré Henry van de Velde pour Dahlia, l’un de ses premiers papiers peints. La grande originalité de l’artiste est encore illustrée par son tapis The Vine qu’il a conçu pour la salle anglaise de la même galerie, un réel chef-d’œuvre pour lequel il a cherché des idées dans certains papiers peints de son ancien patron, William Morris, et dans des estampes japonaises. La stylisation rigoureuse vire, ici aussi, vers l’abstraction, une tendance géométrique de l’Art Nouveau qui sera développée par Brangwyn dans ses meubles pour l’Exposition universelle de Gand en 1913. Pour terminer, sa collaboration à l’exposition Bing aux Grafton Galeries de Londres, en 1899, sera évoquée au travers de divers vitraux réalisés par L.C. Tiffany.
Lieven DAENENS, directeur van het Design Museum Gent
Henry van de Velde en Parijs: succes en teleurstelling
Henry van de Velde kwam reeds vroeg in zijn carriere in contact met het kunstleven van Parijs. Nog tijdens zijn opleiding ging hij in de leer bij de Franse portrettist Emile Auguste Carolus-Duran. In 1895 richtte hij voor de opening van de Parijse kunsthandel van Siegfried Bing een aantal interieurs in. In 1899 maakte hij realisaties voor La Maison Moderne van zijn vriend Meier-Graefe in Parijs. Teleurstelling liep hij op met zijn ontwerp voor het Théatre des Champs Elysées (1911); waar zijn ontwerp door de Franse architect Auguste Perret werd gewijzigd. Lof kreeg hij dan weer voor zijn inbreng in de architectuur van het Belgisch paviljoen op de tentoonstelling Parijs 1937.
Elisabeth CESCUTTI, étudiante en Histoire de l’Art, Université libre de Bruxelles
Bing, organisateur de l’exposition de peinture et d’estampe japonaise au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1889
Cette exposition de peintures et estampes japonaises qui était constituée d’œuvres d’artistes japonais qui deviendront par la suite illustres en Occident, a eu un impact considérable sur la connaissance de l’art nippon en Belgique. Elle était organisée d’une part par le célèbre galeriste Siegfried Bing, qui a procuré les œuvres, et d’autre part par le grand collectionneur belge d’art japonais, Edmond Michotte. Ce même duo Bing-Michotte a également été à l’origine d’une exposition similaire, quelques mois plus tard à Paris, qui rencontra un véritable succès sur le plan international. L’exposition de Bruxelles s’inscrit dans une période historique durant laquelle naît une véritable « japanese mania ». Dans la presse d’époque on assiste à la naissance d’une polémique opposant le modernisme au japonisme, les XX aux artistes japonais.
Chantal KOZYREFF, conservateur des Musées d’Extrême-Orient, Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
Bing et les Musées royaux des Arts décoratifs et industriels, Bruxelles
La présente communication concernant S. Bing ne peut avoir qu’une portée assez relative, car les Musées royaux d’Art et d’Histoire ne possèdent pas d’archives à son sujet, en tant que marchand d’art japonais. Elle devra ainsi se restreindre aux œuvres japonaises du Musée dont S. Bing a été la source directe et incontestable. Concrètement, il s’agira des peintures achetées à S. Bing lors de son exposition au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1889, ainsi que de 264 estampes japonaises acquises par l’État belge chez lui, à Paris, la même année et introduites peu après dans les collections du Musée.
Par conséquent, le propos est de replacer ces achats dans le contexte des collections japonaises qui existaient déjà alors au Musée et dans le contexte esthétique du japonisme ambiant. À partir de là, il sera intéressant de préciser les critères qui ont orienté le choix de ces œuvres et en ont déterminé les buts. L’analyse traitera essentiellement du fonds d’estampes, derrière lequel se profile la personnalité d’Edmond Michotte (1831-1914), un collectionneur belge passionné d’art japonais et client assidu de S. Bing.
La Wiener Werkstätte et le Palais Stoclet
Du vendredi 17.02 au dimanche 28.05.2006 au Palais des Beaux-Arts
Plus de mille objets en provenance du MAK de Vienne et de collections internationales exhibent l'utopie de la Wiener Werkstätte. L'atelier viennois d'artistes décorateurs allait donner naissance, à Bruxelles, au Palais Stoclet. Attention : chefs-d'œuvre d'art total en perspective, dès le 17 février!
A notre époque où le design maquille tant bien que mal l'insipide production industrielle, il est difficile d'imaginer qu'on se promettait encore, il y a un siècle, de réconcilier les arts majeurs et décoratifs, de créer un monde esthétique global en phase avec l'industrie et la modernité. Ainsi naissait la Wiener Werkstätte (l'atelier viennois d'artistes décorateurs). Plus de 1.000 objets vont illustrer la profession de foi prononcée en 1903 par les artistes Josef Hoffmann et Koloman Moser, et par l'industriel Fritz Wärndorfer. Mais ces productions d'un raffinement inouï ne pouvaient briller pleinement sans le Palais Stoclet, principale réalisation de Hoffmann. L'architecture d'Horta avait créé une atmosphère favorable au développement, à Bruxelles, du concept de l'«œuvre d'art total». A l'occasion de cette exposition, l'artiste autrichien Heimo Zobernig a créé une scénographie radicale, traversée par une structure industrielle éclatée en forme de double W, l'emblème de la Wiener Werkstätte. Eprouvez la beauté, vivez l'utopie!
Dates :
du 17.02 au 28.05.2006
Heures :
de 10:00 à 18:00
Lieu :
Palais des Beaux-Arts, Rue Ravenstein